Daily Remedy

L'obsession maladive d'une alimentation saine

Parce que oui, ça peut devenir une maladie mentale...

Publié le par Valérie Landry dans Bien-être
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On ne se mentira pas, on souhaiterait toutes avoir un corps parfait comme celui des Instababes. Personne ne refuserait des fesses d'acier, un ventre plat, une taille fine, de longues jambes interminables et une poitrine à faire rêver. Et on ne le dira jamais assez : les images auxquelles nous sommes exposées, qu'on parle de publicité ou d'autres médias comme les réseaux sociaux où les photos sont ultra modifiées, sont excessivement dommageables. 

En fait, à force de scroller sur Instagram et d'admirer celles qui ont l'air d'avoir une vie parfaite, évidemment qu'on se met à les envier ! Il est beaucoup plus difficile de s'accepter telle qu'on est et d'apprendre à aimer son corps plutôt que de tomber dans le piège de la parfaite apparence, qui n'est au fond qu'un mirage.

 

C'est ainsi que de nouvelles maladies mentales, au même titre que l'anorexie ou la boulimie, ont pris de l'expansion dans les dernières années. La bigorexie et l'orthorexie sont encore plus difficiles à déceler, parce que ces comportements sont encouragés, contrairement au jeûne prolongé qu'on attribut à l'anorexie ou au fait de se faire vomir comme les boulimiques. 

On connait tous quelqu'un qui prend l'entraînement très au sérieux, voire même un peu trop. Eh bien, la bigorexie, c'est la dépendance à l'activité physique. Ceux qui en souffrent culpabilisent de sauter un entraînement au gym et cherchent constamment à augmenter leur masse musculaire. En fait, l'activité physique ou la pratique d'un sport devient une obsession, au détriment des autres aspects de leur vie. 

 

 

La seconde obsession mentionnée est celle qui nous intéresse ici, bien qu'elle ne soit pas encore reconnue comme un trouble mental à part entière. L'orthorexie, c'est l'obsession d'une alimentation saine. Il s'agit donc d'un contrôle obsessionnel sur la quantité des aliments que l'on mange. Les restrictions excessives que ceux et celles qui en souffrent s'imposent font vraiment des ravages, autant sur le corps que sur l'esprit. 

Pas de pain ni de pâtes, superfoods à l'excès, calcul des calories et glucides, retrait complet du sucre... bien que certains comportements puissent être recommandés par des nutritionnistes, à force de vouloir les respecter à l'excès et de se refuser quelque malbouffe que ce soit, on en vient à une distorsion de ses perceptions sur l'alimentation saine et donc à un comportement malsain. Très souvent, l'orthorexie ne vient pas seule; elle est accompagnée d'anxiété ou de crises de panique, par exemple. 

 

 

Comment savoir si on souffre d'orthorexie ? Eh bien voici les 10 questions à se poser selon le test de Bratman : 

 

1. Est-ce que tu planifies tes repas plusieurs jours à l'avance? 

2. Est-ce que tu passes plus de trois heures par jour à penser à ton alimentation?

3. Accordes-tu plus d'importance à la valeur nutritionnelle des aliments qu'au plaisir de manger?

4. Te sens-tu bien et en contrôle lorsque tu manges sainement?

5. Est-ce que tu éprouves un sentiment de culpabilité lorsque tu déroges de ton régime parfait?

6. T'arrive-t-il de refuser des sorties ou des activités par peur de ne pas pouvoir respecter ton régime alimentaire?

7. As-tu l'impression que ta qualité de vie se détériore à mesure que la qualité de ta nourriture s'améliore?

8. As-tu placé certains aliments sur une liste noire, malgré le fait que tu les aimes?

9. Es-tu de plus en plus exigeante envers toi-même?

10. Ton estime personnelle est-elle liée à ce que tu manges?

 

Sache que si tu as répondu OUI à au moins 4 questions ci-dessus, alors tu souffres d'une anxiété liée à l'alimentation et de pensées obsessives face à la nourriture, voire même d'orthorexie. Il faudrait alors consulter un psychologue ou un nutritionniste à ce sujet.

 

 

Je me questionne donc à savoir si la solution se trouve dans une action toute simple, soit celle de se désabonner de tous ces comptes Instagram qui nous bourrent le crâne d'un mode de vie soit-disant sain où entraînement et alimentation saine deviennent une obsession. Un peu comme une détox, le fait de limiter son exposition à de telles images peut certainement avoir un impact positif sur l'idée qu'on se fait d'un mode de vie sain. 

Je nous lance donc le défi de questionner un peu plus ce qu'on voit sur les réseaux sociaux, de cesser d'aduler des personnes qu'on ne connaît pas simplement parce qu'ils nous dévoilent une petite facette de leur vie qu'ils présentent comme parfaite. Parce que l'envers du décor est souvent loin d'être rose. 

 

Et quant à notre propre perception d'une vie saine, prenons conscience que ce n'est pas normal de culpabiliser autant sur son alimentation et sur son corps. C'est bien de faire des choix santé, de donner à notre corps les vitamines et nutriments dont il a besoin, mais pas de là à en faire une obsession. Parce qu'un mode de vie sain, ça ne passe pas par les restrictions qu'on s'impose, les régimes extrêmes et la quête continuelle d'un corps parfait, mais bien par l'équilibre dans tous les aspects de la vie. 

Oui, il faut savoir s'arrêter quand on n'a plus faim, prioriser les aliments qui n'ont pas été transformés à outrance, varier notre alimentation, manger des fruits et légumes. Mais on a bien le droit de se gâter avec une part de gâteau supplémentaire ou de passer au travers d'un sac de chips lors d'une soirée Netflix. 

 

Urban Outfitters

 

Normal eating is going to the table hungry and eating until you are satisfied. It is being able to choose food you like and eat it and truly get enough of it — not just stop eating because you think you should. Normal eating is being able to give some thought to your food selection so you get nutritious food, but not being so wary and restrictive that you miss out on enjoyable food. Normal eating is giving yourself permission to eat sometimes because you are happy, sad or bord, or just because it feels good. Normal eating is three meals a day, or four, or five, or it can be choosing to munch along the way. It is leaving some cookies on the plate because you know you can have some again tomorrow, or it is eating more now because they taste so wonderful. Normal eating is overeating at times, feeling stuffed and uncomfortable. And eating is trusting your body to make up for your mistakes in eating. Normal eating takes up some of your time and attention, but keeps its place as only one important area of your life. In short, normal eating is flexible. It varies in response to your hunger, your schedule, your proximity to food and your feelings. 

Jezebel

 

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