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Comment devenir un pro du small talk

Parce qu'il n'y a pas que la pluie et le beau temps !

Publié le par Valérie Landry dans Carrière
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Le small talk, c'est la base. Croiser quelqu'un dans l'ascenseur, faire connaissance à son party de bureau, entamer une discussion avec une cousine lointaine lors d'une réunion familiale, toutes ces situations plus ou moins malaisantes sont inévitables, alors vaut mieux développer quelques trucs afin d'éviter maladresses et lourds silences. 

Anne Cherret de la Boissière, fondatrice de United Partners et spécialise du small talk est catégorique : «C'est une compétence relationnelle qu'on a tous intérêt à travailler. Le tout est de savoir maîtriser les starters, ces mots qui ouvrent le dialogue». Et elle a raison. On établit une relation lorsqu'on partage des points communs avec quelqu'un, de là l'intérêt d'aller vers les gens lors de soirées de réseautage, par exemple. «Pour trouver les mots justes, il faut s'intéresser réellement à l'autre». En hochant la tête et en posant plus de questions, on confirme notre intérêt. D'ailleurs, les gens adorent parler d'eux : ont-ils trouvé une place de stationnement facilement ? connaissent-ils de bons restaurants dans le coin ? comment ont-ils eu connaissance de cette soirée ? Il faut mettre l'interlocuteur à l'aise en l'emmenant à parler de ses champs de connaissances pour le valoriser.

Lorsqu'on se retrouve dans une soirée où on ne connaît personne, l'idéal est d'observer d'abord. On doit arriver à se convaincre que les gens sont contents de nous voir, on démontrera déjà une certaine ouverture. Puis, si on sourit et qu'on dit bonjour, la plupart des gens seront très heureux qu'on ait pris l'initiative de le faire. Et si on tombe sur une personne plus extravertie, elle engagera probablement elle-même la conversation. On se présente en souriant et on ajoute une information : je suis l'amie de l'hôte ou je travaille avec telle personne. On augmente alors la chance d'obtenir une réponse qui débouchera sur une conversation. Si on souhaite rejoindre un groupe de personnes qui parle, on repère le leader ou la personne la plus ouverte et on se positionne en face pour capter son attention, puis lorsqu'on remarque qu'une anecdote se termine, on ajoute un commentaire du genre : ah oui/d'ailleurs/ça me rappelle, ou on pose une question à la personne qui parlait. 

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Il faut cesser de penser qu'on n'a rien à dire. Tout le monde a quelque chose à dire. Sinon, on pose des questions ouvertes, de préférence. On cherche à obtenir des histoires, pas de réponse oui ou non : quel est ton parcours ? comment es-tu devenu [insérer emploi ici] ? La plupart des gens se considèrent timides ou bizarres, alors il suffit de trouver quelques trucs pour donner du matériel à son interlocuteur : on arrive avec un verre à la main ou une assiette de bouchées et on émet un commentaire positif, par exemple. Et dès qu'on nous pose une question, on embellit notre réponse pour donner un peu d'information sur soi et ajouter à la discussion. Tout en parlant, on reste attentif aux réactions autour de soi; on obtiendra ainsi des indices sur ce qui intéresse les gens avec qui on parle. Pas besoin d'être brillant, seulement gentil ! Si un silence survient, on le laisse aller. Ce n'est jamais aussi long qu'on ne le croit, et puis il faut le voir comme une transition, non comme une gêne. Les silences sont appropriés, et on ne veut surtout pas avoir l'air de celui ou celle qui parle trop pour combler le vide.

Lorsqu'on sent que la conversation achève ou que notre interlocuteur n'a plus rien à dire, on utilise la formule «Il faut». Il faut que j'aille me chercher quelque chose à manger, je n'ai rien avalé de la journée. Il faut que j'aille saluer une collègue à moi qui vient d'arriver. Il faut que j'aille à la salle de bains. On termine en rappelant un élément de la conversation, pour signifier qu'on a apprécié la conversation : «Bonne chance avec ton projet de voyage humanitaire!» De cette façon, l'interlocuteur n'a pas l'impression d'avoir été abandonné. 

En bref, l'observation est la clef. Le small talk, c'est un art qu'on perfectionne avec la pratique !

Pour quelques questions à poser, classées par contexte, c'est ici.  

Sources : Neonmag, RealSimple, Weka, Cosmo, TED Ideas, The Guardian, The Muse

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Crédit Photo: Weheartit